Préservez le travail hybride à Ubisoft Montréal

Après des années de déclin dans les conditions de travail et plusieurs promesses brisées, la politique de retour au bureau à cinq jours par semaine ainsi que les vagues de licenciement marquent un tournant. Agissons maintenant, avant que cette situation ne devienne la norme.

Notre message pour Pierre-Jules Tremblay, Directeur général, Ubisoft Montréal :

Nous, les employé-es d’Ubisoft Montréal soussignés, demandons à la direction de rétablir nos modalités de travail telles qu’elles existaient avant le 1er octobre 2026. Celles-ci comprenaient :

  • une politique de trois jours au bureau toute l’année, sans banque de journées de flexibilité ;
  • des mesures d’accommodement, évaluées en temps opportun et conformément à la Charte des droits et libertés de la personne ;
  • des modalités raisonnables de travail à distance, déterminées au cas par cas entre les travailleuses et travailleurs et leurs gestionnaires, avec le soutien des ressources humaines.

Nous avons constaté que la politique de travail hybride précédente favorisait un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, notamment en  :

  • permettant de combiner des moments de collaboration en personne et de concentration individuelle, ce qui contribuait à accroître la productivité ;
  • réduisant le fardeau financier lié aux déplacements, aux responsabilités familiales et personnelles ainsi qu’aux dépenses quotidiennes pour les repas du midi ;
  • répondant aux besoins des parents, des personnes en situation de handicap, des personnes ayant des animaux de compagnie, des employées et employés ayant des rendez-vous, etc.

Notre demande à la direction est simple : maintenir les modalités de travail hybride qui étaient en vigueur avant le 1er octobre et engager un dialogue avec les employées et employés d’Ubisoft Montréal afin de préserver un compromis qui tient compte à la fois des besoins opérationnels du studio et du bien-être de son personnel.

Signer la pétition

Ce que signifie votre signature

Cette pétition s’inscrit dans une démarche menée par le syndicat visant à faire en sorte que la voix des travailleuses et travailleurs d’Ubisoft soit entendue dans les décisions de gestion qui ont une incidence directe sur leur vie, notamment en ce qui concerne l’avenir du travail hybride chez Ubisoft Montréal.

La signature de cette pétition ne fait pas de vous un membre du syndicat. Vous pouvez la signer, quelle que soit votre opinion sur la syndicalisation.

Votre signature signifie uniquement que vous appuyez la demande précise formulée dans cette pétition : que la direction d’Ubisoft Montréal maintienne les modalités de travail hybride prévoyant trois jours au bureau qui étaient en vigueur avant le 1er octobre.

Qui sommes-nous ?​

Nous sommes un groupe de travailleuses et de travailleurs d’Ubisoft Montréal préoccupés par l’état de l’industrie et par les changements dans la culture de l’entreprise.

Faisant partie du plus grand studio de jeux vidéo au monde, nous sommes essentiels au succès de la compagnie. Nous sommes les esprits créatifs derrière les franchises les plus chéries et emblématiques : Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six et For Honor.

Nous méritons d’avoir notre mot à dire au travail, et d’être non seulement écoutés, mais pris en compte. 

Joignez vos collègues d’Ubisoft Montréal, qui réclament à la direction que les modalités de travail hybride en place avant le 1er octobre soient restaurées. 

Nous avons marqué l'histoire, à distance

« Assassin's Creed Valhalla est le plus gros lancement de l'histoire de la série »

Ubisoft nouvelles - 17 novembre 2020

Ce que nous avons à gagner, ensemble

Aujourd'hui, la direction prend des décisions unilatérales. Un syndicat accrédité nous permettrait d'avoir notre mot à dire. 

Qu'est-ce qui nous attend dans le futur ?

Une pétition nous donne une chance, mais notre futur dépend de notre habileté a agir tous ensemble. Un syndicat accrédité est la seule façon de garantir que les travailleurs ont une place à la table de négociation. Nous voulons travailler avec Ubisoft, pas contre eux, et nous voulons mettre l’accent sur ce que nous faisons de mieux; créer des mondes.

Pourquoi agir maintenant ?

Après des années de déclin dans les conditions de travail et plusieurs promesses brisées, la politique de retour au bureau à 5 jours par semaine ainsi que les vagues de licenciement marquent un tournant. Prenons action maintenant, avant que cette situation ne devienne la norme.

Nos demandes immédiates

Contester la politique de retour au bureau à cinq jours par semaine qui nous a été imposée et réinstaurer la politique de travail hybride préexistante.

La syndicalisation est un droit protégé

Le Québec profite de l'un des cadres juridiques les plus robustes en Amérique du Nord pour protéger le droit de s'organiser. Un employeur ne peut entraver un projet de syndicalisation ou user de représailles contre vous.

L'employé-e est innocent jusqu'à preuve du contraire

Si une ou un employé-e est ciblé, discipliné, ou mis à pied durant une campagne de syndicalisation, la charge de la preuve incombe entièrement à l’employeur. En d’autres mots, l’employeur est présumé coupable de représailles illégales à moins de fournir une cause juste. 

Code du travail du Québec, section 14

Protection légale contre les représailles

Selon le Code du travail, il est illégal pour un employeur ou un gestionnaire d’utiliser une rhétorique alarmiste ou fallacieuse, des tactiques de pression, d’user de harcèlement ou d’imposer des mesures disciplinaires pour persécuter un individu ou pour décourager la formation d’un syndicat.

Code du travail du Québec, sections 12 & 15

L'accréditation gèle les conditions de travail

Dès le dépôt d’une requête en accréditation, un employeur ne doit pas modifier les conditions de travail des salarié-es (rémunération, horaires, tâches) sans le consentement écrit du syndicat.

Code du travail du Québec, section 59

Les personnes immigrantes et les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires sont protégés.

La protection du travail s’applique à TOUS les salarié-es, peu importe leur statut d’immigration. Si vous êtes un travailleur ou une travailleuse originaire d’un autre pays et que vous souffrez d’abus ou que vous perdez votre emploi à cause des efforts de syndicalisation, la CSN peut vous aider à faire une demande de permis de travail ouvert pour les travailleurs vulnérables (valide pour 12 mois) pendant votre transition vers un autre poste.

Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (DORS), section 207.1

Signalez toute action antisyndicale

Signalez tout acte d’intimidation ou de pression au comité de mobilisation ou à la CSN. Nous documenterons votre cas et mobiliserons les ressources légales de la CSN pour vous défendre. 

La loi est de notre côté, mais le savoir, c’est le pouvoir. Afin de vous défendre et pour protéger tout le monde, ne donnez aucune prise à l'employeur : ne vous rassemblez jamais durant les heures de travail et n'utilisez jamais les ressources de la compagnie pour vous mobiliser. Contactez-nous pour vous engager et organisons notre syndicat ensemble.

Qu'est-ce que la CSN ?

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est la deuxième plus grande centrale au Québec (1 600 syndicats). Les syndicats affiliés à la CSN sont entièrement contrôlés par leurs membres, par l’entremise de leur propre processus démocratique.

Actuellement, la CSN soutient nos efforts de syndicalisation par des formations et des services juridiques, mais nous serons toujours maîtres de notre syndicat et de nos décisions.

À combien s'élève la cotisation syndicale ?

Habituellement, entre 1,8 % et 2,0 % du salaire brut.

  • Les cotisations sont uniquement versées après l’accréditation du syndicat. La plupart des syndicats affiliés à la CSN fixent leur cotisation entre 1,8 % et 2,0 %.
  • Sur ce montant, la CSN perçoit 1,4 %. Tout montant excédentaire est versé au fonds du syndicat, tel que fixé et contrôlé par le syndicat lui-même.

Pour un salaire brut de 70 000 $, la cotisation atteindrait environ 48,47 $ à 53,84 $ par période de paie.

Ce pourcentage s’applique seulement au salaire brut de base — JAMAIS aux primes, aux heures supplémentaires ou à tout autre revenu additionnel.

Les mythes communs sur les syndicats

« Un syndicat installe une barrière entre les travailleurs et le patronat  »
Les syndicats sont autonomes et gérés par les membres (aucun patron ou responsable des RH ne sont inclus aux activités syndicales). Un syndicat permet aux travailleuses et travailleurs de prendre part aux décisions plutôt que de subir unilatéralement celles de la direction.
« Les syndicats causent la fermeture des studios »

Ubisoft Montréal est le plus grand studio de jeux vidéo dans le monde ; sa fermeture mettrait l’entreprise en péril. Un syndicat oblige la direction à faire preuve de plus de transparence financière et nous donnerait l’opportunité de collaborer à des stratégies professionnelles durables.

« Un syndicat protège les travailleuses et travailleurs qui sous-performent »

La convention collective établira des répercussions claires et justes pour une ou un employé-e qui ne respecte pas ses obligations. Une personne représentante élue démocratiquement agira comme tierce partie pendant les rencontres avec les ressources humaines, pour témoigner des faits et assurer l’équité du processus.